07.05.2007
Ma Présidente de coeur, c'est ELLE !
Profondément déçue et attristée des résultats de l'élection mais confiante en l'avenir grâce à Ségolène Royal, je vous transmets le fond de ma pensée : pour moi, c'est ELLE qui a gagné. Elle sera pour les cinq années à venir et même au delà ma Présidente de Coeur ! Soutenons-là plus que jamais. Elle le mérite vraiment. Courage mes amis et battons nous pour un avenir plus rose...
Anis.
13.04.2007
Bienvenue sur le Blogzine Culturelles !
Blog entièrement dédié à la culture au féminin, mon ambition est de créer un média mettant en lumière les talents des femmes à travers l'histoire, la littérature, la musique, l'art, le cinéma... Les femmes encore sous-représentées de nos jours dans les domaines que je viens de citer ont besoin d'un éclairage spécifique, d'une reconnaissance légitime et d'un vecteur médiatique qui les portent au-delà des clichés usés et glamour de la presse féminine ne montrant à voir des femmes que leur attrait pour les dernières crèmes amincissantes ou les rubriques culinaires. Je souhaite offrir à toutes celles qui ne se reconnaissent pas dans cette caricature, un vecteur culturel mettant en valeur les femmes dans l'expression de tous leurs talents. Ce Blogzine en direction du genre féminin invite également les hommes à apporter leur touche et leur contribution pour que cet espace de culture soit un lieu d'échanges ouvert à tous ! Bonne navigation. Anis.
Culturelles soutient Ségolène Royal
La peur : un sentiment contre-productif
Texte en faveur de Ségolène Royal et pour ne pas céder ni à la peur, ni à la "dictature" des sondages.
Bonne lecture à toutes et à tous.
LA PEUR : UN SENTIMENT CONTRE-PRODUCTIF
Oui Sarkozy fait peur !
Oui il est dangereux !
Il peut provoquer une guerre civile, des émeutes...
Il peut déchirer le tissu social, briser des liens.
Il peut dresser les Français les uns contre les
autres.
C'est vrai, il est anxyogène.
Face à la peur, deux solutions :
- le renoncement à nos idéaux pour le moins pire... le
retrait, l'abandon de nos valeurs, la fuite...
OU
- le courage ! Oui, le courage d'aller au bout, d'y
croire, de résister aux pressions, le courage de se
battre pour ses idées, le courage de ne pas renoncer,
jamais.
La peur paralyse.
Le courage fait avancer.
Des deux, je préfère le courage quel que soit le
risque encouru.
Le courage est une grande vertu.
La peur est intéressante mais seulement quand elle
peut être dépassée.
La peur n'a d'intérêt que lorsque lorsqu'elle permet
de regarder le danger en face et de se battre contre
lui.
Durant la dernière guerre, des hommes et des femmes
ont eu le courage de lutter.
Ils auraient pu céder à la peur et alors la France
aujourd'hui serait allemande.
Or des hommes et des femmes ont dépassé leur peur et
ont lutté parfois au péril de leur vie.
Aujourd'hui, c'est en Résistance qu'il faut entrer.
Il faut se battre pour nos idéaux, pour la gauche.
Il faut se battre pour que Ségolène Royal devienne
notre prochaine Présidente de la République !
Voter Bayrou, c'est céder à la peur.
Voter Royal, c'est faire acte de courage, de
détermination et c'est comme cela que nous gagnerons !
Dès le 22, donnons notre voix à Ségolène pour la
victoire !
La France Présidente !
18:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.03.2007
Incident technique sur Culturelles
Depuis quelques jours, vous ne pouviez plus poster de commentaires sur ce blog. Je tiens à m'en excuser. C'était involontaire de ma part. En effet, la fonction "fermer les commentaires au bout de 3 jours" était active or, le plus curieux (et je n'ai trouvé aucune explication à ce mystère), c'est que cette fonction s'est mise en route toute seule comme par enchantement. Plus intrigant... les liens qui se trouvent dans la marge renvoyaient à des URL qui ne correspondaient pas du tout aux sites listés. Est-ce les aléas du système ? Avez-vous connu ces problèmes sur Haut et Fort ? Je tiens à signaler que je suis seule en possession des codes d'accès au service administratif de mon blog. Auriez-vous un éclairage à m'apporter ?
Cependant, le problème technique est résolu et vous pouvez à nouveau poster comme bon vous semble !
A vos claviers !
Anis.
12:30 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
06.03.2007
Présidentielles 2007 : le café des INDÉCIS
Cette note est réservée à tous les INDECIS de la campagne Présidentielle 2007. En effet, certaine pour ma part de voter Ségolène Royal dès le premier tour, je sais que je n'ai pas à convaincre ici les électeurs de gauche pronfondément attachés à leurs idées, encore moins les électeurs de droite qui votent à droite par conviction, tradition, etc. En revanche, c'est aux INDECIS que je souhaite m'adresser et c'est à eux que je laisse la plume pour qu'ils puissent s'exprimer sur cette campagne. Je veux les convaincre de rejoindre la candidate socialiste. J'ai des arguments pour cela et j'aimerais les déployer, tranquillement, sereinement. Alors imaginez que cette tribune qui est désormais la vôtre soit une terrasse de café, au soleil, et que nous puissions échanger ensemble autour d'un Perrier rondelle ou d'un café crème, confronter nos idées et faire avancer le débat. Cette terrasse ensoleilllée, c'est Culturelles qui vous l'offre pour un avenir où il sera encore possible de donner du sens au mot désir. Venez débattre ici pour comprendre les enjeux de demain. A tout de suite...
Anis.
8 mars : Journée internationale de la femme !
Dans un monde qui ôtait encore dans de nombreux pays toute reconnaissance civique à la femme, il fallait agir. C’est l’année suivante que la journée est fêtée en Allemagne, Autriche, Danemark et Suisse ; ces manifestations sont l’occasion de faire entendre des demandes légitimes sur le droit au travail décent, le droit de vote et la fin d’une discrimination encore puissamment ancrée dans l’esprit de la société.
En 1917, une révolte de femmes ouvrières dénonçant leurs conditions de travail en Russie fit abdiquer le Tsar, mettre en place un gouvernement provisoire qui accorda alors le droit de vote aux femmes ! Cette journée était un 8 mars…
Le mouvement féministe international emmené par de grands personnages tels que Clara Zetkin s’empare de la date et demande à l’O.N.U la reconnaissance des progrès à mener dans la promotion de la femme par une journée symbolique internationale officialisée… en 1977 seulement ! L’inégalité semble persister.
Clara Zetkin : un nom indissociable de la journée internationale de la femme.
Elle naquit en 1870 en Allemagne dans une famille aisée d’origine polonaise. Elle fit de brillantes études de droit et d’économie politique. Polyglotte, elle impressionnait son entourage par ses talents oratoires et la force de ses convictions, en particulier sur la condition féminine dans son pays et dans le monde. Elle décida de fonder une revue intitulée L’Egalité (Die Gleichheit) qui deviendra très rapidement la tribune officielle de toutes les volontés révolutionnaires réclamant enfin l’émancipation de la femme. Elle se lia d’amitié avec Rosa Luxembourg, une autre grande figure révolutionnaire socialiste, lorsqu’elle adhère au parti socialiste allemand qui deviendra une plume essentielle de cette grande revue féminine (féministe ?). Les deux femmes deviendront deux grandes amies proches et créeront plus tard la ligue spartakiste (du nom de Spartacus, l’esclave grec réduit en esclavage qui mena une terrible révolte contre Rome qu’il tint en échec) faction d’extrême gauche allemande incarnant une certaine idée de la révolte et très proche des bolchéviques russes. Rosa Luxembourg meurt en 1919 ce qui affectera profondément Clara. De 1920 à 1933, Clara Zetkin sera député spartakiste mais restera très isolée sur au sein de l’Internationale communiste. A la tête du Komintern, elle appellera à lutter contre la montée d’Adolf Hitler dès 1932. Toutefois, elle quittera l’Allemagne à regret après l’arrivée des Nazis au pouvoir pour partir à Moscou où elle mourra un peu plus tard.
L’Allemagne retiendra attachés au nom de Clara Zetkin ses nombreux combats pour l’amélioration de la condition du travail des femmes, le droit au divorce et surtout le droit de vote qui sera accordé en 1918. Elle figure sur les anciens billets de 10 Marks.
La Journée Mondiale de la femme est aujourd’hui une nécessité pour la reconnaissance de l’égalité des femmes. Rappelons qu’en France le droit ne fut accordé aux femmes en 1945 seulement, et qu’une loi sur la parité des listes électorales ne fut votée qu’en … 2000 ! Le Koweït n’a octroyé le droit de vote qu’en 2005 !
La Journée de la femme est aussi l’occasion de rappeler certaines pratiques comme le port du voile ou de la burka qui sont vécues comme une négation de la féminité par beaucoup de femmes parmi lesquelles des musulmanes. Rappelons également que la lapidation est pratiquée encore de nos jours dans certaines régions du monde comme en Iran, au Pakistan, au Nigeria... Crimes dénoncés par Amnesty International. Le droit à l’avortement quant à lui est refusé dans de nombreux pays en 2007. Les grandes figures du féminisme français (Olympe de Gouge, Flora Tristan, Simone Veil…) nous rappellent que le combat féministe ne cessera qu’à l’établissement d’une complète égalité dans tous les domaines.
Quelques sites à visiter qui m’ont inspirée :
http://www.journeedelafemme.com/
http://www.un.org/french/events/women/iwd/2005/history.html (site officiel)
http://www.journee-mondiale.com/textes/8-mars-femme.php
http://8mars.online.fr/
http://www.assemblee-des-femmes.com/
*Lire :
« Musulmane mais libre » d’Irshad Manji "La femme lapidée" de Freidoune Sahebjam "Ma vie rebelle" de Ayaan Hirsi Ali
15:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05.03.2007
Ingrid Betancourt : Ségolène Royal s'engage !
MANIFESTE POUR LA LIBERATION D’INGRID BETANCOURT
A l’attention des candidates et candidats aux élections présidentielles
Je soussignée, Ségolène Royal, déclare en ma qualité de candidate à l’élection présidentielle à la présidence de la République Française que je m’engage personnellement à :
1. Engager la France à mettre en place tous les moyens diplomatiques et légaux pour aboutir à la libération d’Ingrid Betancourt : n’exclure aucune possibilité et travailler avec tous les acteurs colombiens et internationaux. Créer une véritable cellule de crise dont les membres travailleraient exclusivement à la libération d’Ingrid Betancourt.
2. Exiger auprès des FARC des preuves de vie d’Ingrid Betancourt, otage depuis près de 5 ans dont nous sommes sans preuve de vie depuis mai 2003.
3. Tout mettre en œuvre pour que la mobilisation internationale ne se limite pas aux trois pays que sont la France, l’Espagne et la Suisse. Je m’engage à mobiliser toutes les instances de l’Union Européenne et des Nations Unies, les pays d’Amérique Latine et les Etats-Unis, afin de faire de la libération d’Ingrid Betancourt une priorité internationale juste.
4. Tenir une fois par trimestre une conférence de presse pour informer nos compatriotes de l’avancée des travaux en vue de la libération d’Ingrid Betancourt.
5. Œuvrer pour la création d’un Observatoire International de la prise d’otage sous l’égide de l’ONU pour travailler à la libération des otages dans le monde dont 80% se trouvent en Colombie.
14:35 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.02.2007
Journalistes, à vos claviers !
19:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.02.2007
Le pacte présidentiel de Ségolène Royal
Découvrez les 100 mesures du pacte présidentiel de Ségolène Royal... en musique !
23:55 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07.02.2007
Les meetings de Ségolène Royal
VILLEPINTE
Les 100 mesures de Ségolène Royal
Un discours qui fera date dans l'histoire !
Superbe meeting, superbe Ségolène, j'en ai eu les larmes aux yeux...
13:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
03.02.2007
Florence Foresti : je "kiffe" grave !
Qui a dit : "Le jour où mon mari a pris la tête de l'UMP, il a commencé à prendre la mienne avec !". Ou encore : "Si à chaque fois que j'me barre, il nous fait des conneries comme l'année dernière, hein ?... Les émeutes, les expulsions à droite à gauche, la France, ça va devenir une dictature !"
Cécilia Sarkozy ? Non, ce serait trop beau ! Florence Foresti ? Affirmatif ! Florence Foresti ou l'art de dire des vérités avec humour et élégance. Le courage, en ces périodes électorales, est une vertu qui se perd. C'est pourquoi je tenais à souligner le talent de cette humoriste qui me fait exploser de rire à chacune de ses apparitions. Je me permets de faire la promotion de son DVD : "Florence Foresti fait des sketches à la Cigale". Un pur moment de bonheur. J'ai particulièrement aimé l'avion de Barbie. Mais de toute façon, tout est bon, rien à jeter ! En ces temps où l'avenir est incertain, espérons que nos artistes puissent continuer, avec humour, à dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, et que jamais la liberté d'expression ne soit bafouée. Merci Florence.
Anis.
Son site : http://www.florenceforesti.com/
22:15 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
02.02.2007
Anis en direct !
06:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31.01.2007
Geneviève Fraisse : le mélange des sexes
Mélange, mixité, métissage, parité... Geneviève Fraisse aborde ces thèmes à travers une "photographie" de notre société divisée parfois, mélangée surtout, où les genres, les cultures, les religions se côtoient et vivent ensemble et où le modèle scolaire notamment, basé sur la mixité est un gage d'égalité. Edité chez Gallimard Jeunesse, ce livre s'adresse à tous les enfants de 11 à 77 ans (et plus...).
14:05 Publié dans Philo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.01.2007
Miranda July, artiste protéiforme...
L’année 2005 aura permis aux cinéphiles français de découvrir l’univers artistique de Miranda July au travers d’un film «Me and you end everyone we know ».
La réalisatrice nous présente une galerie de personnages un peu branques sur lesquels elle porte un regard tendre et généreux. Dans l’univers très personnel de Miranda July chacun est à la recherche des petits moments de liens qui le connectent aux autres sur cette terre.
Son film est délicieusement acidulé, sans jamais être mièvre. Les gommettes rose bonbon y côtoient un art ASCII à caractère pornographique et le mot de passe pour accèder à cet étonnant petit monde est "SPAGHETTI".
Si vous avez raté sa sortie en salle, sachez que ce film est désormais disponible en DVD. Vous pouvez, en outre y trouver en bonus des extraits du travail de performance et de video de la réalisatrice.
Plus d'infos, sur son site : http://mirandajuly.com/about et son blog : http://meandyou.typepad.com/
A.W.
21:35 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31.12.2006
Berthe Morisot (1841-1895)
Elle est morte jeune. Aujourd’hui dire qu’elle fut femme-peintre serait dire que son œuvre est « mineure » : il n’en est rien. Elle fut la plus célèbre des femmes à partager l’aventure impressionniste et aujourd’hui l’ensemble de son œuvre a largement dépassé les frontières nationales. Influencée par Corot, puis par Manet, elle exposa régulièrement dans les salons impressionnistes aux côtés de Degas, Renoir, Pissaro et Monet, pour les plus grands, dès 1870. Vingt ans plus tard, Renoir exerça sur elle une grande influence.
Paul Valéry, Joris-Karl Huysmans et Mallarmé ont vu en elle une artiste majeure. Malgré l’époque, qui faisait dire qu’une femme peintre ne pouvait pas produire une œuvre authentique et digne d’intérêt, sa peinture a surmonté les obstacles et les réticences des plus grands musées qui ont toutefois peu souvent exposé son œuvre (une exposition à Toulouse en 1958, une rétrospective en 1961 au musée Jacquemart-André puis une autre à Lille en… 2002 !).
A la ville, Berthe Morisot s’appelait Madame Eugène Manet (le frère du peintre). Elle naquit dans une bonne famille de Bourges le 14 Janvier 1841 d’un père préfet. Très tôt, la jeune fille montre un certain goût pour le dessin et la peinture, c’est pourquoi, les parents qui ont déménagé à Passy avec leur quatre enfants, vont inscrire leurs enfants aux cours de dessins chez un certain Monsieur Guichard qui n’est autre qu’ancien disciple de Delacroix et de Ingres. Berthe et sa sœur Edma développent un réel talent pour la peinture et leur maître va les introduire auprès du grand Corot qui approfondit leur apprentissage. Les Morisot accueillent régulièrement des artistes à la maison et les deux filles vont s’enrichir aux contacts de toutes ces idées nouvelles. L’Ecole des Beaux-Arts n’acceptera les femmes qu’à partir de 1897, il est donc impensable de les inscrire dans une école d’art et elles continuent donc de copier les plus grands chefs d’œuvre du Louvre sous les conseils de Corot.
En 1863, les deux jeunes sœurs s’ennuient de cette peinture d’atelier et rêvent d’espace et de liberté. Ainsi Camille Corot leur présente d’autres peintres dont Achille Oudinot, et très vite elles ont l’occasion d’aller peindre à Auvers-sur-Oise aux côtés de Daumier et Daubigny. Enfin, en 1864, elle est exposée au Salon. C’est une consécration d’être associée aux noms des peintres les plus réputés du moment. Ce sera un tremplin pour Berthe ; malheureusement Edma renoncera à la peinture en 1869 en se mariant.
Berthe rencontre au Louvre en 1868 Manet qui lui demandera de poser : Le Balcon est le portrait le plus connu aujourd’hui de Berthe Morisot. Manet lui fait rapidement connaître un grand nombre de peintres dont Degas. En 1870 la guerre éclate à Paris investie par les troupes prussiennes, c’est une période difficile et sombre, pourtant les tableaux de Berthe Morisot s’éclaircissent de couleurs éclatantes. Dès 71, elle se consacre à l’aquarelle.
Eugène, le frère de Edouard Manet épouse Berthe, ils ont une fille unique, Julie, en 1878. La jeune enfant devient un modèle pour sa mère et une source d’inspiration qui semble infinie. L’enfant a pour tuteur Stéphane Mallarmé qui est un fervent admirateur de l’œuvre de sa mère et par l’intermédiaire duquel l’Etat achètera une toile à Berthe. A partir de cette période, la femme peintre qui n’a cessé de fréquenter les milieux artistiques et littéraires va exposer régulièrement aux salons impressionnistes et susciter l’engouement de ces amis. Elle voyagera sans cesse en Italie, en Angleterre, en Belgique et en Hollande, elle a maintenant atteint la maturité de son style plein de charme et de couleurs, et ses tableaux représentent souvent des femmes, des jeunes filles ou des scènes familiales. L’approche de ses sujets tient plus d’un regard naturaliste qu’impressionniste et ses coups de pinceau semblent nerveux mais les couleurs se réunissent dans une alchimie optique originale.
Sa première exposition personnelle aura lieu de son vivant et lui vaudra une reconnaissance unanime de ses contemporains. Elle mourra quatre ans après son mari, à Paris le 2 mars 1895 des suites d’une mauvaise grippe. Ce fut une disparition précoce (elle avait seulement 54 ans !) pour la peinture impressionniste française dont elle fut « la bonne fée » selon ses amis.
Ses tableaux les plus connus sont Le Berceau, Jour d’été, La Leçon de couture, le Port de Nice…
Nausicaa
16:15 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.12.2006
Permission de travestissement : l’habit ne fait pas la femme !
Il fut un temps où les femmes rêvaient d’être des hommes : le XIXème siècle.
Sarah Bernhardt a eu ses premiers succès en interprétant des rôles d’homme (on l’appelait « Monsieur »).
Rosa Bonheur, peintre animalière, portait des pantalons afin d’assister aux foires à bestiaux : permission de travestissement.
George Sand s’est épanouie en prenant un nom d’homme et n’hésitait pas à s’habiller comme ses congénères masculins : permission de travestissement.
Un point commun relie ces trois personnages célèbres : le travestissement. Il existait au XIXème siècle des permissions de travestissement, documents officiels délivrés par les préfectures de Police. La loi du 26 Brumaire an IX de la République interdit aux femmes le port d’une tenue masculine : « toute femme désirant s'habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l'autorisation (…) Cette autorisation ne peut être donnée qu'au vu d'un certificat d'un officier de santé... ».
Pour celles qui obtiennent l’autorisation préfectorale, c’est une symbolique liberté enfin acquise. Les femmes, au-delà du mauvais genre semblait rêver d’être un homme : sans doute, les contraintes étaient moindres pour le sexe fort. Le code civil de 1804 ne dit-il pas que les femmes doivent obéissance à leur mari ? L’épouse « rend hommage au pouvoir qui la protège ». La femme est malheureusement, au yeux de l’état et du droit, sans réelle émancipation. Elle doit suivre son mari, elle doit obtenir l’autorisation de l’époux pour témoigner en justice, pour travailler, pour user librement de son salaire, pour vendre ou acheter des biens. Les peines sont différentes pour les hommes et les femmes en cas d’adultère. La femme est baillonnée, vue comme une incapable et sa soumission est légalisée par le Code Civil pendant l’Empire.
Madame de Staël se résigne et ses héroïnes acceptent leur infériorité et expient leur intelligence comme une fatalité. Le féminisme a toujours été étroitement lié aux thèses progressistes et socialistes : le mouvement féministe s’oriente toujours vers le combat social sous la Seconde République (Flora Tristan, Eugénie Niboyet…).
La permission de travestissement était une autorisation faite à la femme de s’habiller en homme, elle était délivrée dans le cadre d’une ordonnance qui a été promulguée le 7 Novembre 1800 et qui interdisait aux femmes de porter des vêtements masculins dans les lieux publics hors le Carnaval (le travestissement est interdit aux hommes également mais il semble que ce soit pour des raisons différentes.). Sous l’Ancien Régime, les femmes coupables de travestissement étaient condamnées à mort : les hommes avaient-ils peur que les femmes s’introduisent dans leurs clubs fermés, ne mettent en péril l’ordre social ? Qu’elles fassent un coup d’état, une révolution féministe ? (Robida, un caricaturiste du XIXème, produit en octobre1880 une planche intitulée « le coup d’état féminin » : les hommes sont effrayés, les femmes portent la culotte (expression qui symbolise le pouvoir).
Pour obtenir une permission la femme mettait en avant des raisons médicales. Elle appuyait sa demande grâce à des certificats médicaux : ainsi la célèbre femme à barbe Clémentine Delait a obtenu le sésame du ministre de l’Intérieur directement ; elle put ainsi s’habiller en homme, poser pour vendre des cartes postales mettant en avant son anomalie. Cependant, Sand n’avait pas de problèmes de santé particulier et a tout de même obtenu l’autorisation de se travestir. Des centaines de femmes ont été autorisées à porter l’habit masculin semble-t-il.
La plus ancienne demande trouvée dans les archives date du 17 Septembre 1806 et autorise Melle Mayer à porter des vêtements d’homme pour monter à cheval. La maîtresse même de Napoléon III en aurait bénéficié pour participer aux parties de chasse.
Porter l’habit masculin était donc signe de liberté ? Ou laisser choir le corset ? Difficile de juger mais le pas a été franchi, il suffit de se souvenir des photos de femmes arrachant et brûlant leur soutien-gorge, symbole d’oppression. La feminité serait donc une contrainte supplémentaire : qu’on se rappelle les débats sur la longueur des jupes qui n’a cessé d’être raccourcie. L’ordonnance de 1800 prendra fin avec le siècle. En 1892, une circulaire permet le port du pantalon masculin aux femmes qui font de la bicyclette ou de l’équitation. Les femmes se libèreront davantage pendant les années folles avec les cheveux courts, et la mode Garçonne qui fait fureur dans les milieux cultivés, elles symboliseront la femme moderne.
Aujourd’hui la loi interdisant aux femmes le port du pantalon est toujours en vigueur…
Nausicaa
22:30 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.12.2006
Musique savante : le temps où les femmes n’existaient pas
Couperin, Haendel, Purcell, Bach, Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert, Liszt, Chopin, Wagner, Brahms, Tchaïkovsky, Strauss, Dvorak, Malher, Debussy, Ravel, Prokofiev,… Rien ne vous choque ? Et pourtant… pas de femme au cœur de ces génies de la musique ! Et pour cause, elles n’étaient pas légion dans le monde fermé de la composition musicale, domaine réservé principalement aux hommes. Le catalogue discographique est pauvre même de nos jours et sur les rayons des disquaires, regardez et vous ne verrez majoritairement que des compositeurs. C’est clair : en musique occidentale dite « savante », les femmes n’ont pas existé ou peu, si peu… Pourquoi ? Parmi les réponses les plus souvent évoquées, la misogynie dominante reste certainement la raison la plus évidente. Voici une citation d’un certain Dr Johnson Samuel, linguiste anglais du XVIIIe siècle : « Une femme qui compose, c’est un peu comme un chien qui marche sur ses pattes de derrière. Ce qu’il fait n’est pas bien fait, mais vous êtes surpris de le voir faire »(1). Je vous en sers une autre tout aussi croustillante dont l’auteur est, lui, un contemporain. Denis Havard de la Montagne, musicologue, termine un article sur le sujet du reste de la manière suivante : « Le génie tient à la liberté, dont, trop longtemps, les femmes furent sevrées. Cela est-il vrai ? En partie sans doute, mais des chefs-d’œuvre ont été créés dans des conditions terribles, sans liberté aucune. Alors ? La musique étant passion, et la femme également, n’existerait-il pas tout simplement non pas une incompatibilité mais une impossibilité naturelle ? »(2).
Comment cet éminent musicologue peut-il alors expliquer que les femmes grâce au combat qui fut le leur durant ce XXe siècle ont émergé dans tous les domaines de la création ? Débarrassées de leur fardeau de femme soumise, elles ont pu au cours de ce siècle principalement, libérer leurs talents et exister enfin (même si c’est dans une moindre mesure toujours en comparaison aux hommes). Il ne s’agissait donc pas d’une « impossibilité naturelle » mais bien d’une impossibilité imposée par les hommes et par des croyances devenues aujourd’hui quasi-obsolètes, fort heureusement pour nous.
Pour en revenir à des temps plus reculés et aux raisons pour lesquelles les femmes ont été écartées de la création musicale et de la création en général (hormis la littérature), il est dit que les femmes étaient principalement destinées à la procréation et étaient par ailleurs reléguées aux taches ménagères, à l’éducation des enfants, etc. Outre ces explications, j’en ai retenu une particulièrement intéressante prenant ses sources au Moyen-Age et que l’on doit à l’Eglise : « Initialement, le féminin c'est Ève, « l’auteur de la faute ». Ève dont toutes les femmes sont indéfiniment la reproduction. La femme est définie comme cette séduisante corruptrice (déjà présente dans les grands mythes tel que celui bien connu des marins attirés vers les funestes rochers par les chants suaves des sirènes) qui doit expier par le silence. Au VIe siècle, le concile d’Autun interdit le chant des femmes et des jeunes filles à l’église mais elles auront quand même le droit de chanter dans les couvents. » (1)
Vexant, non ?
Cependant, rassurez-vous, j’ai tout de même une liste non exhaustive de compositrices qui, si elles étaient rares dans l’histoire de la musique occidentale, sont plus nombreuses depuis le XXe siècle ce qui nous permet de rester optimiste pour l’avenir...
Par ordre chronologique, nous retiendrons en premier lieu Hildegard von Bingen, excellant dans l’art de la musique médiévale et ayant produit pas moins de 70 chants et hymnes. Laissons dernière nous la période de la Renaissance puisque, sauf erreur ou omission, je n’ai retrouvé aucun nom de femme ! Plus loin, dans la période baroque, nous retrouverons Elisabeth Jacquet de la Guerre (vers 1664-1729), compositrice et claveciniste (précoce, elle jouait du clavecin dès l’âge de 5 ans !). Durant la seconde moitié du XVIIIe siècle correspondant à la période classique, nous avons dans nos tablettes Hélène de Mongteroult sauvée de la guillotine au dernier moment grâce à sa virtuosité pianistique !
La période romantique quant à elle (XIXe) a vu émerger des noms comme Fanny Hensel, sœur de Félix Mendelssohn, qui contrairement à son frère ne fut pas autorisée à devenir musicienne professionnelle. En revanche, certains de ses premiers lieder furent publiés dans l’opus 8 et 9 de son frère et sous le nom de ce dernier ! Citons également, Cécile Chaminade et la célèbre Clara Schumann, femme de l’illustre Robert Schumann.
Plus proche de nous, fin XIXe, début XXe, deux sœurs ont illustré dans le monde restreint des compositrices, la période dite moderne : Nadia et Lili Boulanger. La plus âgée des deux et celle qui vécut le plus longtemps, Nadia, s’est consacré davantage à l’enseignement, domaine où elle fut reconnue internationalement. Quant à sa sœur Lili, le compositeur Igor Markévitch disait d’elle : « En tant qu’ami de la France, je voudrais vous dire ma surprise que Lili Boulanger ne soit pas considérée pour ce qu’elle est : c’est à dire la plus grande des femmes compositeurs de l'Histoire de la Musique ! » (3). Hélas… elle a disparu bien trop tôt et avec elle son immense talent.
La dernière moitié du XXe siècle est consacrée à la musique contemporaine où les femmes ont davantage de visibilité mais la musique contemporaine étant un genre musical tout à fait confidentiel, ces dernières restent connues des seuls mélomanes avertis. Notons pourtant : Sofia Goubaïdulina, Galina Ustvolskaya, Kaija Saariaho, Sophie Lacaze, Alla Pavlova, Marie-Hélène Fournier pour ne citer qu’elles… Elles éclatent enfin dans cette fin de siècle même si elles restent bien entendu minoritaires.
Nous avons vu que les compositrices ont vécu durant toute l’histoire de la musique occidentale sous la domination masculine. A une amie musicienne qui me proposait comme réponse : « Les femmes n’étaient peut-être pas attirées par l’art de la composition... », je répondis « Je crois que les femmes ne s’autorisaient pas à penser qu’un autre choix était possible, elles ne devaient pas imaginer ou envisager qu’elles pouvaient être douées pour autre chose qu’assurer la survie de l’espèce humaine et elles devaient être convaincues qu’il était normal qu’elles vivent dans l’ombre des hommes et d’assurer ainsi leur devoir d’amante et de mère. »
Pour illustrer mes propos, je vous livre une citation édifiante de Jean-Jacques Rousseau :
« Les filles doivent apprendre beaucoup de choses, mais seulement celles qui conviennent à leur savoir... Après tout, où est la nécessité qu’une fille sache lire et écrire de bonne heure ? Il y en a bien peu qui ne fassent plus d’abus que d’usage de cette fatale science. » (4)
Heureux ce vingtième siècle qui a su reconnaître les droits des femmes mais aussi leurs talents, leur permettant, ainsi, d’exprimer leur art de manière talentueuse pour beaucoup d’entre elles.
Anis.
1 - http://www.lamediatheque.be/travers_sons/fc_01.htm
2 - http://www.musimem.com/femmes.htm
3 - http://www.musicologie.org/Biographies/b/boulanger_lili.html
4 - http://sisyphe.org/article.php3?id_article=832
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